lundi 30 août 2010

Leçon d'anatomie au Festival Off d'Avignon

Au théâtre de La tache d'encre au Festival d'Avignon Off du 8 au 31 juillet 2010 (& en avant-première en mai) ainsi qu'au Festival Chapeau bas, l'artiste! à Bonnieux, en mai 2010






Presse

Interview France Bleue Vaucluse  Interview Maison Jean Vilar






Dossier artistique à télécharger ici


Festival Chapeau bas, l'artiste!






mardi 30 mars 2010

Sarah et le cri de la langouste au théâtre de La Madeleine à Troyes

Spectacle présenté "en carte blanche" au Théâtre de La Madeleine-Scène conventionnée à Troyes, en mars 2010


 

Au soir de sa vie, Sarah Bernhardt veut revivre son histoire d’amour avec le public et son histoire de haine avec sa mère. Elle rejoue son propre personnage comme un immense rôle ; sa vie comme un chef-d’œuvre de théâtre. Seul témoin de cette offrande, Pitou, son secrétaire, enrôlé de force dans cette ultime représentation, partenaire récalcitrant puis consentant, fasciné par l’autorité de cette femme sachant qu’il a l’incroyable privilège d’être son miroir, son dernier public, sa mémoire.

Notes de mise en scène
La beauté de cette pièce tient à l’impression particulière d’assister à un moment rare: le crépuscule flamboyant d’une des plus grandes artistes de la scène et la mise à nu d’une femme d’exception qui a marqué son époque.  Chef d’entreprise elle achète et dirige un théâtre. Indépendante, elle s’affranchit de toute tutelle financière masculine. Libre, elle assume ses amours en dehors des conventions de l’époque. Avec Sarah et le cri de la langouste, c’est le processus de la créativité théâtrale et du travail de la mémoire qui nous est offert. À la recherche de son passé, la tragédienne confond l’écoulement de son existence avec le temps propre à la dramaturgie. Ses souvenirs deviennent des personnages qu’elle met en scène en distribuant les rôles à son secrétaire. Sarah dominante et Pitou dominé sont égaux dans ce lien, égaux dans la volonté d’aimer jusqu’au bout chaque étincelle de ce partage. Ce chant du cygne apparaît comme un hymne: à la vie, à la passion de la scène et à l’amour du public. Parce que la terrasse de son manoir devient le lieu de représentation pour Sarah, elle en a fait une scène. C’est pourquoi un traitement permettant une double interprétation s’est imposée : des éléments concrets représentant le réalisme et des éléments symboliques, extravagants et solennels offrant une théâtralité évidente, un signe de mégalomanie. © JmarLCette double perception du lieu maintient l’ambiguïté entre la fiction et le réel. Je souhaite que le spectateur perçoive les souvenirs de Sarah comme l’interprétation de ses plus grands rôles. Qu’il puisse laisser vagabonder son imagination dans cette double représentation. Qu’il choisisse à son gré entre le rêve et la réalité avec une adhésion totale à la magie du théâtre où la vérité dramaturgique s’impose autant que les méandres de la mémoire. Sarah ne réinvente pas sa vie, elle l’aborde comme une artiste avec la passion et le souffle d’une tragédie. Dans Sarah et le cri de la langouste, cette héroïne se ré interprète sans jamais quitter la scène. Christian Brendel

Photos Jérôme Marelle

   

   

Photos Laurent Calmet


Photo Philippe Rappeneau

   

Photos Marc Brendel
   

Captation et montage Laurent Calmet & assisté de Sylvie Conte (Okénite animation)